J'arrive au moment peu de temps après que la première partie (un groupe dénommé THE INSPECTOR CLUZO )ait fini son set et je retrouve Alex et Taï, puis Oso (en formation sur Toulouse) et Talasquin et sa soeur. La fratrie queen of the night est en grande forme, avec un Talasquin qui a bien enchaîné les pintes de Heineken et à qui il ne manquait que la couronne de princesse et la baguette magique pour être au top. On a quand même mis un petit peu de temps pour se retrouver, car la salle est grande et bien remplie. C'était la première fois que je découvrais le nouveau Bikini. J'adorais l'ancien, dans lequel j'ai fait de nombreux concerts lors de mon premier séjour à Toulouse. Malheureusement, l'explosion de l'usine AZF (qui était située juste en face) a réglé le sort de cette petite salle fort conviviale. Les organisateurs, aidés par la mairie de Ramonville, n'ont pas baissé les bras et ont continué à organiser des concerts à la salle des fêtes de la ville, avant d'y reconstruire une nouvelle salle. Celle-ci est absolument superbe, et bien plus grande en plus: elle fait approximativement la taille de l'Elysée-Montmartre, avec en prime une mezzanine (fermée pour l'occasion), plus un flipper, un babyfoot, une piscine et des palmiers à l'extérieur . De plus, les organisateurs ont investi près de cinq millions d'euros dans la sonorisation (de ce côté-là, c'était pas toujours le top dans l'ancienne salle), ce qui fait que les groupes qui y jouent sont dans les meilleures conditions. Les metalleux sudistes ont répondu présent pour la venue de Suicidal Tendencies. Ce n'est pas sold out, car il y a des billets en vente au guichet, mais on doit être un bon millier de personnes dans la salle. Le parking est plein à craquer (ça me fait bizarre, après huit ans à Paris, d'aller à des concerts en voiture...) et, pour se trouver dans la salle, ce n'est pas simple. Le public est assez hétéroclite, avec de purs metalleux jeunes et vieux, des coreux et des punks. Le groupe se fait attendre, lorsqu'un un énorme type encapuchonné annonce l'arrivée de SUICIDAL TENDENCIES. Les zicos arrivent l'un après l'autre sur une intro, puis la star Mike Muir déboule en dernier et le show commence avec un imparable "You can't bring me down". C'est la folie dans la salle, avec des headbangings de partout et un grand pogo. A un moment, il y a d'ailleurs quelques débordements dans ce pogo, deux mecs en venant aux mains... Talasquin a d'ailleurs croisé l'un d'eux dans les toilettes, qui disait à son pote qu'il comptait bien régler son compte au mec qui l'avait tapé dans le pogo Notre queen of the night leur a alors expliqué qu'il avait vu des centaines de concerts dans sa vie sans le moindre débordement et que ça n'allait pas commencer ce soir! Les esprits ont dû se calmer, parce qu'on n'a pas revu de débordements de la soirée. M'enfin s'ils ne veulent pas se prendre de coups, ils n'ont qu'à pas faire de pogos, tout simplement! Enfin bef, ce débordement est marginal et ne changera rien au fait que l'ambiance était excellente. Mike Muir est en grande forme, avec le bandana toujours fidèle au poste . Il a l'air d'avoir bien maigri par rapport à une certaine époque, il est également beaucoup plus petit que dans mon souvenir. Et il se dépense sans compter, sautant et courant de partout, faisant monter plein de gens sur scène... C'est toujours un super frontman, qui tient une scène comme peu savent le faire. L'énergie qu'il déploie est impressionnante. Pour ce qui concerne ses musiciens, il y a bien sûr le fidèle Mike Clark à la guitare, un bassiste noir au gabarit impressionnant, qui ne fait peut-être pas oublier le grand Robert Trujillo parti dans Metallica mais qui est d'un très bon niveau quand même. Mais le plus impressionnant, c'est le batteur, un autre Black qui maîtrise parfaitement son instrument et qui doit être deux fois plus gros que Jon Oliva et les mecs de Tankard réunis! En tout cas, il en impose. Question play-list, l'album "Lights, camera, revolution" n'est pas laissé de côté, de même que "Join the army" (avec notamment la tuerie "War inside my head" et le délirant "Possessed to skate" ). Par contre, rien de "The art of rebellion" et seulement deux extraits de "How will I laugh tomorrow" (la chanson titre et "Pledge your allegiance"). Par contre, deux nouveaux morceaux sont joués et je n'accroche pas des masses. Ils sont dans l même style que les albums solo de Cyco Miko, dont je n'ai jamais été fan. En tout cas, le groupe alterne bien les titres bourrins avec d'autres plus festifs ou limite funky, ce qui donne une play-list variée et bien équilibrée entre leurs différentes périodes. Talasquin, qui a vidé quatre pintes, se déchaîne bien, allant presque faire l'amour avec un gros déchet qui dormait par terre sous une table comme à un festival allemand Et à la dernière chanson, le groupe nous fait tous monter sur scène pour jumper notre race en scandant "ST! ST! ST!" Et comme la scène du Bikini est grande, ça fait beaucoup de monde à monter C'est autre chose que Iron Maiden pendant "Heaven can wait", et c'est impeccable pour bien achever un concert de manière festive et conviviale!

Play-list de Suicidal Tendencies (pas dans l'ordre):

  • You can't bring me down
  • Subliminaly
  • I saw your mummy
  • Possessed to skate
  • War inside my head
  • Send me your money
  • Cyko vision
  • We are a family
  • Lovely
  • How will I laugh tomorrow
  • Pledge your allegiance

Plus deux nouveaux titres!

Voilà donc un excellent concert, d'un groupe qui n'a plus rien à prouver et qui s'éclate sur scène comme s'ils débutaient. Suicidal for life!

Pierre